Comment faire face à la crise pétrolière ? (Débat)

Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est une nécessité pour contenir le réchauffement climatique mais c’est aussi indispensable pour assurer l’indépendance de l’Europe et empêcher l’appauvrissement de la population. À l’heure du conflit au Moyen-Orient, cet enjeu se pose avec acuité.

« L’Iran est l’un des principaux fournisseurs en pétrole de la Chine et occupe une position stratégique dans les nouvelles routes de la soie développées par Pékin pour accroître sa puissance économique », rappelle Marie-Claire Cailletaud.
© Shady Alassar / Anadolu via AFP

La guerre en Iran a provoqué une crise énergétique qui ne cesse de s’aggraver. La flambée des prix du pétrole et du gaz alimente celle des carburants mais aussi celle des produits agricoles au point de menacer la sécurité alimentaire. L’industrie vacille dangereusement. Des secousses aux nombreuses répliques, au-delà du fragile cessez-le-feu conclu mercredi 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis1. Sortir de la dépendance au pétrole et au gaz est plus que jamais d’actualité.

Quelle est l’ampleur du choc pétrolier et gazier ? Continuer la lecture de Comment faire face à la crise pétrolière ? (Débat)

Terres des Confluences : une alerte démocratique (Communiqué)

Mardi 7 avril à Saint-Nicolas, l’élection de la présidence de l’intercommunalité Terres des Confluences a révélé bien plus qu’un simple changement de gouvernance : elle a mis en lumière une fracture politique profonde et préoccupante.

Si Thierry Jamain a été élu avec 42 voix, les 17 abstentions du Rassemblement national ont immédiatement donné le ton. Derrière une façade institutionnelle, les tensions se sont rapidement exprimées. Continuer la lecture de Terres des Confluences : une alerte démocratique (Communiqué)

Un budget de 1 500 milliards de dollars pour le Pentagone ferait exploser la dette américaine de 7 000 milliards de dollars.

Les critiques s’indignent car le budget de Trump augmenterait les dépenses militaires totales de plus de 40 % par rapport à l’exercice fiscal en cours. Mais est-ce qu’on mesure bien nous en France le coût de cette action de la planche à billet de la monnaie universelle qui peut engendrer une crise type celle des subprimes qui a été purement spéculative et dans laquelle la Chine a joué les amortisseurs, plus une crise pétrolière réelle type celle de 1973, et celle encore ouverte sur d’autres ressources y compris les engrais, l’hélium, l’helium lié au choc gazier. Demain nous insisterons sur cette dimension et le caractère léger des mesures envisagées qui n’osent pas s »attaquer à la réalité de ce qu’est la situation géopolitique (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

par Jake Johnson3 avril 2026

Dessin animé : Matson / Cagle Cartoons

Le   document  budgétaire que la Maison Blanche du président Donald Trump  doit publier vendredi prévoit 1 500 milliards de dollars de  dépenses militaires  pour le prochain exercice fiscal, une somme sans précédent qui, si elle est approuvée par le Congrès, ajouterait  près de 7 000 milliards de dollars  à la dette nationale américaine au cours de la prochaine décennie. Continuer la lecture de Un budget de 1 500 milliards de dollars pour le Pentagone ferait exploser la dette américaine de 7 000 milliards de dollars.

TERRES DES CONFLUENCES: Ne pas céder à la banalisation par Julien Sueres

Demain soir à Saint-Nicolas-de-la-Grave, le nouveau Conseil Communautaire de notre intercommunalité s’installe. C’est un moment fondateur, mais c’est aussi un moment de vérité pour notre démocratie locale.

Le constat est là : avec 13 élus de Moissac et 4 de Castelsarrasin, l’extrême droite dispose désormais de 17 sièges. C’est une force non négligeable, mais elle reste minoritaire face aux 62 conseillers que compte « Terres des Confluences ».

Une opportunité historique Continuer la lecture de TERRES DES CONFLUENCES: Ne pas céder à la banalisation par Julien Sueres

Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

Le maire Rassemblement National de Carcassonne a infiltré un réseau social de lycéen·nes pour les menacer de poursuites individuelles en cas de participation à une manifestation devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale.

Un député Rassemblement National de l’Oise a tenté de faire pression sur le recteur d’académie pour empêcher des formations syndicales portant sur l’analyse des idées de l’extrême-droite. Continuer la lecture de Quand le RN veut mettre les enseignant·es et les élèves au pas (com. + Mot d’humeur)

Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

« Ce dossier est une bande-annonce de ce qui arrivera aux libertés académiques si un jour l’extrême droite arrive au pouvoir » a déclaré l’avocat du SNES-FSU, Me Ortin.
À la barre du tribunal judiciaire de Paris, la professeure de philosophie Sophie Djigo a défendu bien plus que sa personne les 30 et 31 mars. À travers sa plainte pour diffamation et injures publiques visant neuf personnes, c’est une certaine idée de l’enseignement et de la liberté pédagogique qui se joue. Son procès met en lumière une dynamique plus large : la montée de pressions politiques, souvent portées par l’extrême droite, sur le monde éducatif. Continuer la lecture de Au tribunal, l’école face aux offensives de l’extrême droite

Ensemble, faisons digue contre l’extrême droite (tribune)

Nous publions cet appel signé par des associations et des syndicats en soutien à la mobilisation citoyenne du 28 mars pour une résistance démocratique.

 

Les États-Unis de Trump, la Russie de Poutine, l’Italie de Meloni, mais aussi le Chili, l’Argentine, la Hongrie, la Slovaquie… Le constat est brutal : la démocratie et les droits humains sont en recul dans le monde, et ce recul s’accélère. Partout où l’extrême droite et les populistes illibéraux passent, les contre-pouvoirs sont attaqués, les droits régressent, à commencer par ceux des plus vulnérables : les immigrés, les minorités, les LGBTQ +, et ceux des femmes. Là où ses idées gagnent du terrain, l’autoritarisme s’installe.

Partout, l’internationale réactionnaire met ses immenses ressources à disposition de celles et ceux qui partagent ses idées. Cette mutualisation crée une force de frappe sans précédent.

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Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)

Au-delà de l’abstention massive, de la question du narcotrafic, de la présidentialisation de la campagne, de la division à gauche, du contexte de guerre qui ont marqué ces élections, je souhaite donner à voir les résultats du PCF et les rapports de force politique.
Face au RN – qui l’avait déjà déclaré gagnée pour eux -, le PCF à Nîmes, dans une liste d’union de la gauche, avec une liste LFI contre, gagne une ville de 150 000 habitants, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Comme en 2020 où nous regagnons Villejuif et Bobigny perdues à l’élection précédente, en 2026 nous regagnons aussi à nouveau une ville de plus de 30 000 habitants : Aubagne, 47 000 habitants, perdue aussi en 2014, la tête de liste apparentée PCF regagne la ville devant le candidat du RN. Continuer la lecture de Les communistes, souhaités battus par l’extrême droite, les droites et Mélenchon, résistent et même gagnent. (Pierre lacaze)

« Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens a dévoilé, lundi, un rapport consacré aux tortures commises par Israël. Elle y documente les rouages d’une « vengeance collective » dont sont victimes plus de 18 500 détenus palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, à Dublin, le jeudi 20 mars 2025. © Brian Lawless/PA Wire

Les Palestiniens sont « dépouillés de tout ce qui ressemble à des êtres humains » par Israël. Cet aveu d’un lanceur d’alerte résume la violence systémique mise en place par le pouvoir israélien et la structure pénitentiaire, qui accompagne le processus de colonisation – comme de génocide enclenché dans la bande de Gaza – au sein des territoires palestiniens.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les territoires occupés palestiniens, en dévoile les rouages dans un nouveau rapport, présenté lundi 23 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Elle y rappelle l’usage systématique de la torture par Israël et alerte sur son accélération depuis le 7 octobre 2023. Continuer la lecture de « Squelettes ambulants », placement dans des « cages à singes », viols en masse… Francesca Albanese confirme l’usage « systématique » de la torture sur les Palestiniens par Israël

Incidents graves à l’école : des écarts qui en disent long (Rapport de la DEPP)

En légère baisse en 2024-2025, les incidents graves signalés dans les établissements scolaires restent un révélateur des inégalités du système éducatif. Marqueurs de tensions et de difficultés, à la fois sociales et scolaires, ils sont beaucoup plus présents dans les établissements publics que privés, et davantage en lycée professionnel qu’en lycée général.

Des signalements plus fréquents dans le second degré

On compte 14 incidents graves pour 1 000 élèves dans le second degré, contre 4 pour 1 000 élèves dans le premier degré. La majorité des incidents graves sont des atteintes aux personnes, essentiellement verbales. 79 % des écoles et 28 % des collèges déclarent une absence d’incident grave.

Un incident sur dix dans le second degré est d’ordre raciste, antisémite, xénophobe ou homophobe, contre un sur vingt dans le premier degré, principalement à l’école élémentaire.

Les auteurs des faits sont majoritairement des élèves, et les victimes sont pour moitié des élèves et pour moitié des personnels. Dans le premier degré, les personnels sont davantage représentés parmi les victimes. Ce sont les principaux résultats de l’enquête annuelle Sivis menée auprès des chefs d’établissement, notamment à la suite de conseils de discipline ou de commissions éducatives.

Des écarts marqués selon les établissements

Derrière les moyennes se cachent de fortes disparités. Les différences entre types d’établissements restent importantes. Dans le second degré, on recense 14 incidents graves pour 1 000 élèves. Ce taux atteint 20 pour 1 000 en lycée professionnel, contre 6 pour 1 000 en lycée général, illustrant les inégalités structurelles du système éducatif.

Le recul du nombre d’incidents correspond à une baisse des signalements déclarés dans les établissements publics. Toutefois, le caractère déclaratif de ces données invite à la prudence dans leur interprétation : certains établissements privés peuvent ne pas souhaiter communiquer sur ces incidents, tandis qu’une hausse des signalements peut aussi refléter une meilleure formation ou une sensibilisation accrue. La note d’information de la DEPP souligne ainsi qu’« une augmentation des signalements peut s’expliquer par une amélioration de la culture de la prévention ou par la reconnaissance progressive de certaines atteintes (par exemple les violences sexistes et sexuelles, le harcèlement, etc.). À l’inverse, un manque de temps des équipes pédagogiques ou d’encadrement, ou la méconnaissance de certains incidents (par exemple lorsque davantage de faits ont lieu sur les réseaux sociaux), peut conduire à une baisse des signalements ».

Les élèves sont très majoritairement les auteurs des faits : 92 % dans le second degré, contre 59 % dans le premier degré, où les atteintes peuvent aussi être commises par des familles d’élèves (30 % dans le premier degré contre 3 % dans le second degré). Dans le premier degré, plus de la moitié des victimes sont des personnels (61 %). Dans le second degré, les victimes sont élèves et personnels à parts égales (41 % chacun).

Des atteintes majoritairement verbales

Huit incidents graves sur dix signalés au collège sont des atteintes verbales aux personnes. Dans le premier degré, 87 % des incidents graves sont des atteintes verbales, contre 80 % dans le second degré. La moitié de ces incidents correspond à des violences verbales.

Les violences physiques représentent 34 % des incidents dans le premier degré, contre 21 % dans le second degré.

Enfin, 12 % des incidents graves relèvent du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie ou de l’homophobie dans le second degré, contre 4 % dans le premier degré. Par ailleurs, 15 % des incidents signalés dans le premier degré sont liés au harcèlement, contre 10 % dans le second degré.

Djéhanne Gani

La note de la Depp : Rakotobe M., 2026, « Les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024-2025« , Note d’Information, n° 26-03, DEPP