Tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles au travail ? L’épreuve des faits dans les ministères

Alors que les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Sports multiplient les engagements contre les violences sexistes et sexuelles au travail, une enquête menée par la CGT Éduc’action auprès de leurs personnels en administration centrale révèle l’ampleur de ces violences et les défaillances de leur prise en charge. « Ce n’est pas l’administration qui neutralise le risque, c’est la victime qui cherche à s’en préserver. » Près de 70 % des répondant·es déclarent avoir été confronté·es à au moins un fait de violence sexiste ou sexuelle au cours des trois dernières années. Continuer la lecture de Tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles au travail ? L’épreuve des faits dans les ministères

Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

 

Membre du conseil national – PCF

Le Premier ministre a livré ses pistes pour construire le budget 2027. L’enfer se pare ici de bonnes intentions. Pour lui, les recettes ça n’existe pas, seules les dépenses comptent.

Emmanuel Macron a donc choisi de terminer son mandat par un feu d’artifice antisocial !

Jouant une peur de la dette, les mesures proposées préparent une année terrible pour une majorité de la population française. Les familles aux revenus modestes et moyens vont être mises à rude contribution. C’est une cure d’austérité XXL qui se prépare ! Continuer la lecture de Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

Canicules, effondrement du vivant, climatosceptiques… Comment lutter pour le climat sans désespérer ?

L’été 2026 a été celui de tous les records : nombre de canicules, températures extrêmes, hectares de forêt brûlés… Quatre scientifiques de haut rang haussent le ton sur la scène de l’Agora.

Dans quel état d’esprit êtes-vous au sortir de cet été infernal ?

 

Christophe Cassou, Climatologue, directeur de recherche du CNRS, co-auteur du Giec

Ce que nous avons vécu cet été était anticipé par la communauté scientifique. La seule « surprise », c’est que le changement climatique va plus vite que ce que l’on pensait. Il y a du déni sur la gravité de ce changement, avec cette illusion de pouvoir négocier avec les tonnes de carbone qui s’accumulent dans l’atmosphère.

C’est un déni de notre vulnérabilité. Nous pensions pouvoir nous adapter à des chaleurs extrêmes, à des sécheresses. Mais la limite est physiologique, elle n’est pas seulement technologique. À partir d’une certaine température, les végétaux meurent, il peut y avoir des dizaines de milliers de morts.

Magali Reghezza-Zitt, Géographe, directrice des études à l’ENS Paris

Je suis en colère et j’ai honte. On nous parle beaucoup de changement de comportement. Mais ce que je vois, ce sont des gens qui veulent… et ne peuvent pas : manger à leur faim, partir en vacances, assurer à leurs enfants un avenir, ne pas mettre leurs parents dans des Ehpad surchauffés. En tant que scientifiques, ce n’est pas notre boulot d’imaginer un futur qui embarque la population. J’aimerais bien qu’on arrête de demander aux scientifiques de faire de la politique. Notre boulot, c’est de faire progresser les connaissances.

Serge Zaka, Agroclimatologue

Je ressens une certaine forme de lassitude. Lorsque nous sommes intervenus en 2022 pour parler des canicules, les mêmes questions nous étaient posées : faut-il mettre des OGM ? Faut-il des réserves d’eau ou des mégabassines pour irriguer ? Quatre ans plus tard, nous assistons à une faillite des écosystèmes. 10 à 20 % des arbres sont en train de mourir… Et on nous interroge sur la climatisation !

Le changement climatique n’impacte pas que l’homme, il faut aussi trouver des solutions pour les animaux, pour les forêts, pour les sols, pour l’eau, pour l’agriculture. À 42 ou 46 °C, il n’y a plus d’adaptation possible pour un végétal ou un animal. Sortons de notre égoïsme humain et regardons les impacts qu’on a sur les écosystèmes, sur les sociétés, et sur la vie.

Magali Reghezza-Zitt, vous avez publié en mai un livre intitulé Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone (Seuil) dans lequel vous rappelez que les vingt prochaines années sont décisives. Quelles seraient les trois mesures prioritaires à mettre en œuvre en termes d’adaptation ?

Magali Reghezza-Zitt : Réforme de l’éducation nationale, réforme de la Sécurité sociale, réforme de l’accès à l’emploi. La crise climatique l’a révélé cet été : l’hôpital allait mal, l’école et l’agriculture aussi. La crise est surtout un révélateur. L’été qu’on vient de vivre sera la norme dans les prochaines années : il va falloir trouver des moyens de former, de reconvertir, d’accompagner, et… de financer. C’est bien gentil de dire aux agriculteurs : « Alors les gars, maintenant, vous allez devoir faire de l’agroécologie. » Mais il faut les accompagner. Tout cela est une question de choix politique.

Yamina Saheb, Climatologue, co-autrice du GIEC

Pour mettre en place toutes ces politiques de protection mais aussi de préparation des jeunes générations au climat sous lequel nous allons vivre, il y a une décision assez simple que peut prendre le gouvernement français : mettre fin aux subventions à l’économie fossile.

Ce n’est pas moi qui le dis, mais le FMI – on ne peut pas dire que ce soient de grands écolos. Ces subventions coûtent de 12 à 25 milliards de dollars que la France dépense pour alimenter la machine infernale. S’il y a un sujet sur lequel se battre, c’est celui-là : il faut débrancher l’économie fossile, c’est une économie subventionnée à la sueur de nos fronts.

Estimez-vous qu’en passant sous silence les véritables enjeux, les médias participent à alimenter l’inaction ?

Christophe Cassou : Nous ne sommes plus face à du climatoscepticisme. Les climatosceptiques, notamment sur les réseaux sociaux, sont des ignorants, des idiots qui empêchent de parler des vraies responsabilités et masquent les intérêts privés qui se cachent derrière l’enjeu du climat. Nous sommes face à des stratégies d’obstruction organisées qui s’expriment dans les médias. Cela alimente la confusion entre les faits scientifiques et les opinions.

Cette stratégie vise à casser la confiance dans les scientifiques, à les discréditer, à les présenter comme militants alors qu’ils n’apportent que des faits. C’est facile de rejeter la responsabilité sur nous. Mais c’est un déni de responsabilité des politiques. Personne ne peut dire qu’il ne sait pas. Nous ne sommes plus en 2015, avant l’accord de Paris. Les décisions prises le sont en conscience et en connaissance. Ils ont une responsabilité dans les souffrances actuelles et les morts futures.

Yamina Saheb : Les médias mainstream invitent généralement les scientifiques et les experts mainstream. Au moment de la sortie du rapport du Giec, plusieurs journalistes m’ont dit qu’on ne me connaissait pas. On m’a découverte plus tard grâce aux médias alternatifs. Pendant l’une des canicules, un journaliste m’a appelé, il voulait parler de la climatisation, Moi, je suis ingénieure en climat, je voulais parler des causes. Il me répétait que c’est le climatiseur qui intéresse les Français… On a conclu que je ne convenais pas. Alors va-t-on se laisser bercer par ces médias qui apportent toujours le même argument ou va-t-on se battre tous ensemble pour la liberté de la presse afin d’apporter d’autres arguments ?

Serge Zaka : S’il y a des scientifiques dans la salle, sachez que nous ne sommes pas assez nombreux dans les médias et auprès des politiques pour leur faire comprendre la problématique. Ce n’est pas parce qu’on se fait insulter par les climatosceptiques qu’il faut lâcher le combat. Continuez le combat.

Mon objectif, c’est de répondre aux climatosceptiques, même si je sais que je ne changerai pas leur vie. Prenez Pascal Praud, sur CNews, je ne pense pas qu’en argumentant avec lui, cela va changer grand-chose. Mais s’il n’y a pas de contradiction, à la fin, les gens votent pour des partis qui se moquent du changement climatique.

Yamina Saheb, vous rappeliez récemment dans l’Humanité que la cause première de la crise écologique, c’est le capitalisme. Quelle alternative appelez-vous de vos vœux ?

Yamina Saheb Il faut sortir du capitalisme. On situe le bouleversement que nous vivons aujourd’hui au moment de la crise de 1929 aux États-Unis. C’est à ce moment-là que les associations de protection des citoyens sont devenues des associations de protection des consommateurs. On est passé du statut de citoyen – nous avons des droits et des devoirs – à un statut de consommateur. Quand on est consommateur, c’est votre carte bancaire qui décide de ce à quoi vous avez droit. Quand j’étais petite, nous étions des usagers de la RATP. Aujourd’hui, nous sommes des clients de la RATP. Ce n’est pas la même chose.

Pour nous réapproprier notre citoyenneté, on a besoin de faire société. Nous avons commencé à Aubervilliers ce qu’on appelle les agoras. Les agoras de la sobriété. La sobriété, contrairement à ce qui a été compris en France, où elle n’est présentée que par la restriction, est une théorie de justice distributive pour garantir que chacun ait suffisamment pour bien vivre.

Mais dans le monde tel qu’il est organisé aujourd’hui, tout est fait pour qu’une petite minorité ait beaucoup et que la majorité n’ait pratiquement rien. Nous sommes les esclaves du capitalisme. Et l’esclavagisme a pris fin parce que les esclaves se sont révoltés. Nous devons nous révolter. Révolution, ça ne veut pas dire couper des têtes. Révolution, ça veut dire reprendre le pouvoir sur nos vies, ce pouvoir aujourd’hui marchandisé, que le capitalisme nous a pris.

Les peuples du Sud sont en première ligne face aux catastrophes. On l’a vu tout récemment au Népal, qui ne représente que 0,01 % des émissions de CO2 mondiales. Cette injustice climatique, est-elle synonyme d’une logique coloniale à l’œuvre de la part des pays riches ?

Yamina Saheb : Bien sûr. C’est en rejoignant le Giec que je me suis rendu compte de la colonialité de la science du climat. Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, l’Afrique consomme beaucoup moins d’énergie que nous. Dans les projections, en 2050, nous consommerons toujours beaucoup plus qu’en Afrique : cela m’a amenée à qualifier les scénarios du Giec de colonialistes. De quel droit faisons-nous cette projection ? Nous n’avons pas été formés à l’égalité. Elle était où l’égalité quand l’Algérie était colonisée ? À l’époque, on avait inventé le concept qu’on allait les civiliser.

La transition énergétique ou climatique a aussi été conçue avec un esprit colonialiste. La voiture électrique ? D’où viennent donc les matériaux ? Ils viennent des pays du Sud. Et qui en profite ? C’est nous.

La neutralité carbone telle qu’elle a été conçue, ce sont des scénarios qui prévoient encore plus d’extractions dans les pays du Sud pour construire la pseudo-transition dans le Nord. On nous dit qu’en Europe, nous sommes les champions de la décarbonation, mais on n’a jamais réussi à faire décroître les émissions du transport et du bâtiment, parce que ça, on ne peut pas l’exporter ailleurs.

La voiture électrique va nous permettre de décarboner chez nous, mais en déplaçant nos émissions dans les pays du Sud, avec des impacts environnementaux et sociaux incroyables. La crise climatique, c’est la suite de l’esprit colonial ; la façon dont elle est étudiée est colonialiste, et les solutions qu’on propose ne peuvent être que colonialistes.

L’été 2026 a été très difficile, mais hélas, il n’est qu’un avant-goût des années à venir. Les gens ont peur. Comment se saisir de cette peur pour la transformer en espoir, en résistance ?

Magali Reghezza-Zitt : La question, ce n’est plus de savoir si on va décarboner, mais quand. On peut se raconter ce que l’on veut : on va être obligé de décarboner. On peut parfaitement y arriver à condition d’accepter d’abord de s’appuyer sur la science, et ensuite d’arrêter de penser dans des cadres qui ont été construits du XIIIe au XIXe siècle. Comment on construit un système politique, démocratique, idéologique nouveau ? Il faut parler de futur. Tout ça, c’est une politique, ça se joue dans les partis, dans les syndicats, etc. C’est de la politique parce que c’est notre capacité à vivre ensemble, à vivre collectivement.

Fabien Roussel face à Patrick Martin (Video Fête de l’Huma)

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a débattu face à Patrick Martin, président du MEDEF, en direct de l’Agora de la Fête de l’Humanité le vendredi 11 septembre 2026.

Un échange animé par Julia Hamlaoui et Naim Sakhi, journalistes à l’Humanité. Disponible en podcast https://www.humanite.fr/les-podcasts-…

A la une PISA 2025 : le dossier du Café pédagogique

En baisse de l’équivalent de deux années scolaires ces dernières années, le niveau de compétence des élèves français ne brille pas selon les tests PISA. Un recul de 20 à 30 points correspond à une année scolaire. Avec ses classes chargées dans le secondaire et des professeurs faiblement rémunérés par rapport à la moyenne de l’OCDE, il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas y voir une corrélation. 

Retrouvez à cette page tous nos articles à propos de PISA 2025.

Que dit l’édition 2025 de l’enquête PISA ?

Tous les trois ans, elle évalue les compétences des jeunes de 15 ans dans une soixantaine de pays et économies. L’édition 2025 confirme une tendance déjà observée en 2022 : les résultats français stagnent dans la moyenne de l’OCDE, avec une érosion continue du niveau d’excellence et une part croissante d’élèves en difficulté. Mais l’enquête met aussi en lumière des facteurs à ces résultats : pénurie de professeurs, manque d’équipements, soutien parental en baisse. Lire la suite

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Affaire Lyhanna : pourquoi les mobilisations reprennent avant l’examen de la loi intégrale contre les violences sexuelles par le Parlement

Après un été tumultueux, la Coalition féministe et enfantiste a appelé ce lundi 7 septembre au soir à reprendre les manifestations devant les tribunaux pour porter une loi intégrale contre les VSS. Le texte, très attendu depuis l’affaire Lyhanna, cette collégienne de 11 ans retrouvée morte et violée en juin, entame le même jour son parcours législatif avant son arrivée, début octobre, dans l’hémicycle.

Le 4 juillet, une manifestation monstre avait clos un mois de colère et de revendications. La mort de Lyhanna, 11 ans, découverte le 4 juin violée et tuée, a soulevé le pays : chaque lundi, pendant un mois, les rassemblements se sont succédés devant les tribunaux et le ministère de la Justice, agrégeant de nombreux citoyennes et citoyens aux militants des droits des femmes et des enfants.

L’indignation n’est pas retombée et le mouvement s’apprête à faire sa rentrée, ce 7 septembre, en amont de la reprise des parlementaires, pour faire peser ses revendications.

Une convergence inédite des mouvements féministe et enfantiste

Très vite, l’enquête avait révélé des cafouillages au niveau de la police et de la justice, dénoncés comme structurels par les associations de terrain depuis plusieurs années. Une convergence inédite des mouvements féministe et enfantiste voyait le jour.

Lire aussi: Une ambition de politique publique cohérente (PCF)

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Interdire le port du voile ou du foulard dans l’espace public : une dangereuse remise en cause de la liberté de conscience (Libre Pensée)

 

Publié le 01/09/2026 par Vigie de la laïcité

La Vigie de la Laïcité dénonce la proposition du Rassemblement national d’interdire et de sanctionner le port du voile dans l’espace public. Cette mesure constitue à la fois une dangereuse restriction des libertés, un contresens sur la laïcité et une réponse éminemment contre-productive à l’islamisme.

La laïcité protège la liberté de conscience des individus et le droit d’exprimer ses convictions religieuses.

La Laïcité impose la neutralité à l’État, aux Collectivités et aux Services publics. Elle n’impose pas la neutralité aux citoyens dans l’espace public. Dans la rue, sur les places ou sur les plages, chacun est libre de ses convictions et de leur expression, dans le respect de la loi et de l’ordre public. Continuer la lecture de Interdire le port du voile ou du foulard dans l’espace public : une dangereuse remise en cause de la liberté de conscience (Libre Pensée)

Une fiche du rectorat pour verrouiller la parole face à la presse… EXCLUSIF CAFE PEDAGOGIQUE

L’académie d’Aix-Marseille a diffusé une fiche intitulée « si vous êtes sollicité par la presse ». Présenté comme un outil pour aider les agents à « répondre de manière adaptée aux sollicitations des journalistes ». A la lecture du document, une consigne domine : ne pas répondre et renvoyer systématiquement vers le pôle communication et relations presse du rectorat. Il est décrit comme « le mieux placé pour répondre » aux questions des journalistes. Une réponse type est même fournie :  « Pour toute information, je vous invite à contacter le pôle communication et relations presse. Il est le mieux placé pour répondre à vos questions. » Continuer la lecture de Une fiche du rectorat pour verrouiller la parole face à la presse… EXCLUSIF CAFE PEDAGOGIQUE

Après les canicules et la sécheresse, que faire ? : table ronde avec Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal

Après un été marqué par des canicules et des sécheresses hors normes, l’urgence climatique ne peut plus être pensée comme une simple parenthèse à gérer. Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal interrogent les réponses immédiates à apporter, mais aussi les transformations économiques, sociales et démocratiques indispensables pour s’attaquer aux causes du dérèglement.

La sécheresse a touché l’ensemble de la France cet été. Le lac des Brenets, à la frontière franco-suisse, s’est retrouvé à sec dès le mois de juillet.
© Fabrice COFFRINI / AFP

Canicules à répétition, sécheresses, incendies : l’été 2026 a donné un avant-goût d’un dérèglement climatique appelé à s’intensifier. Mais comment éviter que l’adaptation à l’urgence ne serve de prétexte à renoncer à agir sur ses causes ? La climatologue Yamina Saheb, le sociologue Alain Bihr et Amar Bellal, coauteur du plan « climat-empreinte 2050 » du PCF, confrontent leurs analyses. Tous mettent en avant, au-delà des réponses techniques, la nécessité de transformer profondément nos modes de production, de consommation et d’organisation collective.

Lire aussi: La sécheresse et la crise alimentaire: comprendre les mécanismes réels

Après cet été qui nous est apparu hors normes, sommes-nous vraiment entrés dans un nouveau régime climatique ? Continuer la lecture de Après les canicules et la sécheresse, que faire ? : table ronde avec Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal

Crise d’attractivité : le rapport qui appelle à revaloriser le métier enseignant

La question salariale est au centre de la rentrée, et cela continue avec le rapport de France stratégie publié lundi 31 août. Dans son rapport sur le niveau scolaire, le Haut-commissariat à la stratégie et au plan décrit un métier sous tension, marqué par la baisse du nombre de candidats, la charge de travail, un sentiment de faible reconnaissance et une formation jugée insuffisante. « En France, le métier d’enseignant fait partie des métiers où le niveau de tension psychologique est le plus élevé. » : le rapport propose de profiter de la baisse démographique pour agir sur les rémunérations, la formation et les conditions d’exercice. Pour rappel, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan est un service du Premier ministre et dirigé par le macroniste Clément Beaune. Continuer la lecture de Crise d’attractivité : le rapport qui appelle à revaloriser le métier enseignant