Catégorie : Presse et Médias
» Nos vies valent plus que leurs profits » : les syndicats ne chôment pas pour la fête du travail in DDM
Le rassemblement et le défilé du 1er mai ont été une réussite avec plus de 500 personnes dans la rue, syndicalistes, politiques et quidams mêlés.

Une météo au beau fixe, des menaces sur la pérennité du 1er mai férié et des revendications longues comme un discours de Sébastien Turon, leader de l’UD CGT, la mobilisation était au rendez-vous hier matin devant la Maison du peuple où 500 personnes se sont rassemblées pour la fête du travail. Exclu de l’intersyndicale l’an dernier, Force Ouvrière a fait son retour en catimini avec ses drapeaux mais sans prise de parole.
En préambule, le chef de file de la CGT a annoncé une bonne nouvelle à l’assistance : la grève à la crèche Babilou a pris fin jeudi soir après des négociations couronnées de succès entre la direction, l’Unsa et la CGT, pas invitée à débattre mais très présente dans les faits. « Les salariées se sont opposées à une direction qui a fini par écouter après une semaine de grève. L’exemple de Babilou doit être reproduit ailleurs », a souligné Sébastien Turon, qui a également évoqué le sort des 23 salariés de Quercy Interventions Services menacés de licenciement « malgré l’argent public investi ».
« Nos vies valent plus que leurs profits »
Mobilisation, lutte et blocage, le secrétaire de l’UD CGT s’est ensuite montré plus offensif. « La CGT sera toujours là pour mener le combat de la classe ouvrière, de ceux qui produisent mais à qui on refuse tout. Le capital s’enrichit alors que nos vies se dégradent, maos nos vies valent plus que leurs profits. Rien n’est donné, tout est arraché par la lutte. »
Guillaume Mangenot (FSU), après avoir déploré les attaques frontales du gouvernement sur le 1er mai, « faisant le lit de l’extrême droite », a réaffirmé au nom de son syndicat un message de paix. « En soutien aux Ukrainiens, aux Palestiniens, aux Iraniens et aux Libanais. » Et de conclure avec les présidentielles dans le viseur. « Nous avons un an pour créer une alternative. »
Les guerres, le pouvoir d’achat, l’avancée de l’extrême droite, le représentant de Solidaires 82, Bernard Garcès a repris à son compte les grands thèmes de ce 1er mai 2026. Enfin, le collectif « Nous Toutes » a porté la parole des femmes. « Il n’y a pas de justice sociale sans justice féminine. Elles sont les plus touchées par la précarité et sont victimes de violences dans tous les espaces, au travail comme chez elles. » Et de demander « plus de prévention, un renforcement de la formation sur les violences sexuelles et sexistes et plus de places d’hébergement. »
Le cortège, bigarré et coloré, a conclu sa matinée revendicative par une randonnée urbaine en passant devant le tribunal, l’hôtel de ville et le MIB.
Nouvelle France ou nouvelle République ? Léaument (LFI) face à Roubaud-Quashie (PCF) + tribune de F. Roussel
Nouvelle France ou nouvelle république ? Le concept de « Nouvelle France », est une idée développée par la France insoumise, dont on a particulièrement parlé lors des dernières municipales dans la foulée de l’élection de maires « racisés ». Quant au concept de « Nouvelle République », c’est l’idée qu’oppose le secrétaire du Parti communiste, Fabien Roussel, dans une tribune publiée dans Le Monde (voir plus bas)
Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires

Gérard Le Puill
Le président Macron et son gouvernement donnent actuellement la priorité aux dépenses militaires au détriment du pouvoir d’achat des ménages. Du coup, les distributeurs font croître les importations de produits alimentaires afin de faire baisser les prix agricoles et comprimer les marges d’un nombre croissant d’entreprises agroalimentaires, ce qui fait reculer notre souveraineté alimentaire. Continuer la lecture de Les effets pervers du prix de la guerre sur les prix alimentaires
On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal

Il me semble qu’on peut poser le problème – réel – différemment dit Franck en réagissant à l’article de Bhim Burtel qui est un Népalais. Il me semble que ce dernier n’a jamais dans son article imaginé une neutralité des forces productives ce qui est intéressant dans son article est qu’il remet en cause l’hypothèse d’un capitalisme autoritaire despotique comme issue en montrant qu’il est trop tard pour une telle « solution » qui serait celle de l’Inde justement à cause de ce que décrit Franck, les pseudos inventeurs qui ne sont que « les soutiers de la privatisation » . Ils jouissent d’énormes capitaux et de la triple puissance des USA, une armada force armée que l’on voit à l’oeuvre dans le Golfe, la monnaie « universelle » y compris avec le petrodollar et la presse d’entreprise qui diffuse par censure et occupation du champ le narratif impérialiste. Mais cette triple puissance se heurte à la réalité ne serait-ce que de la pompe à essence et il faut mesurer comment cette réalité apparaît au sud, là où il faut détricoter les effets du colonialisme. Sans leur imposer notre schéma a priori mais en mesurant en quoi ils peuvent s’étayer mutuellement, ce que le texte de Franck permet à l’inverse d’autres « contributions » qui s’en montrent incapables. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
1) La technologie ne se développe pas de manière autonome, et elle n’est pas socialement neutre. La grande bourgeoisie dirige, en tant que classe dominante mondiale les choix sociaux et les choix technologiques sont des choix sociaux. L’histoire d’internet nous en offre une illustration probante. La grande bourgeoisie n’est pas pour grand chose dans l’apparition d’internet. C’est l’oeuvre de chercheurs, de bricoleurs et de militaires, cherchant des moyens de communiquer. Continuer la lecture de On peut poser le problème des robots et du capital différemment… Franck Marsal
Saluts nazis, menaces de viols, insultes homophobes… À Caen, une extrême droite en roue libre lors du Canon français
Le passage du Canon français à Caen, samedi 18 avril, a été l’occasion pour des partisans d’extrême droite locaux d’enchaîner les saluts nazis et les insultes racistes ou homophobes en pleine rue. Conseillère municipale, l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau a recueilli une cinquantaine de témoignages, dont une partie a été publiée sur les réseaux sociaux.

© Julien Marsault
Avec la prise de participation au Canon français, Pierre-Édouard Stérin comptait imposer la vision d’une France faussement surannée, où l’on s’empiffre de pinard, bières, charcuterie et cochon braisé, au travers de banquet comptant plusieurs centaines d’invités. L’édition du samedi 18 avril dernier, à Caen, en est un nouvel exemple. Continuer la lecture de Saluts nazis, menaces de viols, insultes homophobes… À Caen, une extrême droite en roue libre lors du Canon français
Produire plus de luzerne et importer moins d’engrais par Gérard Le Puill

La luzerne est une protéine végétale qui se consomme sous forme d’herbe verte, de foin, ou de granulés par les animaux d’élevage. En produire d’avantage en France permettrait de réduire les importations d’engrais azotés et de soja. Plusieurs coopératives agricoles souhaitent désormais développer la production de luzerne sous forme de granulés. Continuer la lecture de Produire plus de luzerne et importer moins d’engrais par Gérard Le Puill
Prix du carburant : vers un nouvel acte de la lutte sociale dans les ruralités ? + vidéo
L’envolée des prix de l’énergie et des carburants frappe actuellement de plein fouet. Dans de nombreux territoires ruraux, où la voiture n’est pas un choix mais une nécessité, chaque hausse à la pompe se traduit par des sacrifices supplémentaires sur l’alimentation, le logement ou la santé entraînant une fragilité des ménages mais aussi du tissu économique local.
Cette situation rappelle les prémices du mouvement des gilets jaunes. À l’époque déjà, l’augmentation des taxes sur le carburant avait révélé un sentiment d’abandon et d’injustice fiscale. Des décennies d’incurie du libéralisme pour nos territoires ruraux avaient créé un mouvement social fort dont la portée nationale a été comprise à retardement par les progressistes. Aujourd’hui, les causes persistent : éloignement des services publics, faiblesse des salaires, absence d’alternatives de transport…
Il est ainsi urgent de rompre avec des politiques qui participent à la fracture territoriale et font peser l’effort sur les plus modestes en mettant en place le blocage des prix de l’énergie, la revalorisation des salaires et les investissements massifs dans les services publics et les mobilités rurales. La dignité des territoires et de leurs habitants ne peut pas attendre ! Pendant ce temps-là, une fois de plus, l’État demande aux collectivités de se serrer la ceinture pour participer au « redressement » des comptes publics.
Une injonction devenue rituelle, presque mécanique, et qui oublie l’essentiel : chaque euro retiré est un projet abandonné, une école en moins, un transport différé, une transition écologique freinée. Cet entêtement n’est pas sans conséquence. Il comprime l’investissement local, pourtant moteur de l’activité économique, et abîme un peu plus la confiance, déjà fragile, entre l’État et les territoires. Dans les intercommunalités, où se décide une grande part de l’action publique, la facture est lourde. Les ponctions s’accumulent, amputant la capacité des collectivités à agir et à préparer l’avenir.
Le constat est brutal : plus de 5 milliards d’euros de contraintes supplémentaires pèseront sur les collectivités, avec la prochaine loi de finances. Cinq milliards qui ne sont pas des lignes comptables, mais des services en moins, des solidarités affaiblies et des territoires fragilisés. Et on continue d’évoquer, comme un refrain jamais abouti, un nouvel acte de décentralisation !
Une promesse sans cesse repoussée, jamais engagée. Comme si l’on craignait, au fond, de faire confiance à celles et ceux qui, chaque jour, font vivre la République au plus près des citoyens. La gauche a une responsabilité, avec un devoir d’efficacité, celle d’unir nos territoires et non de diviser, de rassembler les Français·es autour de l’intérêt général, loin des préjugés qui, plus souvent, servent des ambitions politiques plus que le bien commun.
Intervention de Fabien Roussel au congrès du PGE. Il dénonce le grand transfert des richesses au profit du capital sous Emmanuel Macron, la division du monde du travail et la militarisation de l’Europe.
✊ Unir les travailleurs
🕊️ Lutter pour la paix
🏭 Investir dans les services publics
“Unissons-nous contre le capital, pour la paix, pour le travail.”
« Plusieurs patrons pensent qu’il est possible de cornaquer le RN » : Michel Offerlé analyse les liaisons dangereuses entre Bardella et le Medef
Des déjeuners feutrés aux rencontres officielles, les liens entre la formation lepéniste et le grand patronat s’institutionnalisent. Pour le sociologue Michel Offerlé, cette normalisation est la conséquence d’une bascule : l’extrême droite n’est plus jugée à l’aune de ses valeurs mais de sa compatibilité avec les intérêts économiques.
Jordan Bardella doit déjeuner ce lundi avec des représentants du Medef, une première pour le président du RN.
Après un récent dîner entre Marine Le Pen et des patrons du CAC 40, la stratégie de « dédiabolisation » du RN s’accélère, ce lundi, avec une rencontre institutionnelle entre Jordan Bardella et des représentants du Medef. Une large partie du patronat français semble avoir tourné la page du rejet moral pour privilégier une approche dite « pragmatique », voire opportuniste. Entre volonté d’influence sur un parti potentiellement au pouvoir en 2027 et une réelle porosité idéologique, le sociologue Michel Offerlé décrypte les ressorts de ce rapprochement.
Ces rencontres signent-elles la fin du cordon sanitaire qui séparait jusqu’à il y a peu le grand patronat de l’extrême droite ? Continuer la lecture de « Plusieurs patrons pensent qu’il est possible de cornaquer le RN » : Michel Offerlé analyse les liaisons dangereuses entre Bardella et le Medef
Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre
Le fermage, un statut sécurisant l’accès au foncier agricole, fête ses 80 ans, mais ses failles sont exploitées par les grands exploitants. De quoi perturber l’accès fondamental à des terres, premier enjeu pour l’installation agricole.
Nantes (Loire-Atlantique), correspondance
Pour l’historien émérite René Bourrigaud, il y a eu deux temps forts dans l’émancipation paysanne : « L’abolition des privilèges en 1789 permettant de se libérer de la tutelle des seigneurs, puis en 1946 la création du fermage pour se libérer de la tutelle des grands propriétaires fonciers. » Le fermage vient tout juste de fêter ses 80 ans. À cette occasion, l’historien était invité à un colloque organisé le 11 avril, en Loire-Atlantique, par le syndicat la Confédération paysanne. Continuer la lecture de Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre

Florent LE DU