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La nomination d’Amélie Oudéa-Castéra comme ministre de l’Éducation nationale dans le cadre d’un ministère élargi qui englobe ses fonctions précédentes au ministère des Sports et des jeux olympiques et paralympiques inspire d’ores et déjà l’inquiétude, si ce n’est l’ire, d’une grande partie des organisations syndicales. Alors que les dossiers sont nombreux sur le bureau de la ministre, les syndicats s’interrogent sur sa capacité à gérer de front deux ministères aux enjeux prioritaires.

Photo issue de la page Wikipédia de la ministre
Pour, Élisabeth Allan-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, l’unification des ministère de l’Éducation nationale et des Sports, ce n’est pas vraiment une surprise, « le sport était sorti en préparation des jeux olympiques et paralympiques ». « Ce rapprochement peut avoir du sens puisque le sport est éducatif avant tout et que les JOP seront terminés dans quelques mois », ajoute-t-elle. « On peut toutefois s’interroger sur la capacité de la nouvelle ministre – avec toute la préparation de ces jeux olympiques et paralympiques – à gérer un ministère aussi complexe que celui de l’Éducation nationale » ajoute-t-elle. « Il faut que la ministre puisse s’emparer rapidement des dossiers ». La responsable syndicale espère une stabilité du cabinet ministériel, « seul capable d’assurer une certaine continuité » dans la gestion des chantiers lancés par son prédécesseur. Au SE-Unsa, on veillera à ce que le Premier ministre laisse à la nouvelle ministre le pilotage du ministère, et que la réunion des deux ministères ne soit pas une façon détournée pour Gabriel Attal de garder la main sur l’Éducation nationale. « Ça ne serait pas acceptable que l’Éducation nationale soit sous tutelle ». « Avec la vision très utilitariste et utilitaire du sport d’Emmanuel Macron, on demandera aussi à la nouvelle ministre de veiller à bien être dans une démarche différente, une démarche porteuse d’une vision éducative du sport », complète la responsable syndicale.
Le sentiment qui prévaut à la FSU, c’est la colère. « Je suis très en colère de voir comment est traitée l’Éducation », nous dit Sophie Vénétitay du Snes-FSU. « On vit une crise sans précédent, on a du mal à recruter, les profs démissionnent et on va avoir une ministre qui ne pourra pas traiter les questions d’éducation à temps plein ». « L’Éducation c’est un ministère à temps plein », martèle la secrétaire générale du syndicat. « Comment cela sera possible une année de jeux olympiques et paralympiques, surtout avec quelqu’un qui n’a aucune expérience ni compétence particulière sur l’éducation ? C’est inconséquent ». « Va-t-elle être ministre de l’Éducation à mi-temps et ministre des JO l’autre mi-temps ? » ironise-t-elle. « On parle du plus gros ministère, comment peut-on envisager d’avoir une ministre à mi-temps ? En fait, ça confirme que Gabriel Attal reste ministre de l’Éducation nationale et que le centre de gravité de l’Éducation est à l’Élysée ». « Elle n’aura aucun état de grâce, elle va devoir montrer très vite qu’elle prend la mesure de son ministère en traitant la question des salaires et des conditions de travail », prévient Sophie Vénétitay.
Même colère à la FSU-SNUipp. « Je suis dépitée », nous confie Guislaine David, porte-parole du syndicat des enseignants et enseignantes du premier degré. «C’est une forme de mépris de regrouper ces deux ministères à six mois des jeux olympiques et paralympiques. C’est à la fois inquiétant pour l’École et pour les jeux. Notre ministère a besoin d’un ministre qui soit là en permanence, pas d’un ministre préoccupé par autre chose, surtout avec les chantiers ouverts par Gabriel Attal ». « C’est un mauvais signe pour le ministère de l’Éducation nationale », assène la co-secrétaire générale. « Cela montre un manque de préoccupation pour l’éducation et la volonté pour le Premier ministre de garder la main depuis Matignon. On ne veut pas d’une ministre par procuration. L’Éducation nationale, c’est un million deux cent mille personnes en attente de réponses sur leurs conditions de travail, sur leur salaire, sur l’attractivité du métier – on a des collègues qui craquent ». « Depuis quelques mois, l’ancien ministre a fait diversion sur bien des sujets. Nous attendons des réponses sur ces questions essentielles, et nous les exigerons auprès de la nouvelle ministre » alerte la responsable syndicale qui espère que les cabinets des deux ministères seront bien distincts. « On est en pleine préparation de la prochaine rentrée, avec les opérations de carte scolaire, on ne peut pas se permettre de perdre du temps. Il nous faut des réponses très rapidement ».
Lilia Ben Hamouda
Lire aussi Amélie Oudéa-Castéra : nouvelle ministre de l’Éducation nationale

Après l’annulation de la réservation de la salle du centre culturel par le maire de Moissac Romain Lopez, suivie de non-réponses à ses courriers, la Cimade a délocalisé sa soirée Migrant’scène, qui aura lieu le 19 janvier, à l’auditorium.
La Cimade* tiendra finalement sa soirée Migrant’scène avec la projection du film « Le Chant des vivants », le vendredi 19 janvier à 20 heures à Moissac.
Cette soirée n’aura pas lieu dans des locaux municipaux, mais à l’auditorium, au 20, rue du Pont.
La Cimade avait, en effet, été contrainte d’annuler cette soirée initialement programmée le vendredi 8 décembre à 20 h 30, au centre culturel de Moissac (salle n. 2). Alors que la municipalité de Moissac avait donné son accord (par lettre du 19 octobre 2023) pour l’utilisation de cette salle et son programme, la Cimade avait reçu, le 28 novembre 2023, un courrier du maire de Moissac, Romain Lopez, pour l’informer que le centre culturel ne pouvait être utilisé pour cause de travaux, ce jour-là ! Continuer la lecture de Le maire de Moissac avait refusé une salle à la Cimade : le festival Migrant’scène émigre à l’auditorium in DDM
NDLR de MAC: LSO a été construite au départ avec le reversement (à l’équivalence) des inscriptions à la bibliothèque pour permettre une animation permanente autour de la lecture, des livres et leurs auteurs… Une émission de Radio a même vu le jour durant 18 mois (une de ces émissions parmi tant d’autres)! En agissant ainsi, la municipalité piétine le droit à la lecture, bafoue la démocratisation du livre et fait montre de son mépris pour la Culture … Le « désherbage » version Rhaine continue, circulez il n’y a plus rien à voir!
Après vingt-huit ans de loyaux services auprès de la médiathèque municipale de Moissac, l’association Lire sous ogives arrête ses activités, faute de financement municipal.
C’est désormais une réalité, l’association Lire sous ogives (LSO) ne passera pas le cap de la nouvelle année. À l’issue de l’assemblée générale ordinaire, qui est revenue, le 1er décembre, sur les réalisations de l’année 2023, une assemblée générale extraordinaire a entériné la dissolution de l’association, qui allait, en 2025, entrer dans sa quatrième décennie.
Cette association était un satellite incontournable de la médiathèque municipale de Moissac. Ces amis de la bibliothèque ont organisé et animé durant presque trente ans une somme conséquente de lectures, rencontres, colloques, ateliers, autour de grandes thématiques littéraires ou autour de grandes œuvres et auteurs séminaux. Continuer la lecture de Moissac : faute de financement municipal l’association Lire sous Ogives contrainte de cesser son activité In DDM

Par Julien Sueres, le 17 Décembre 2023
Le secrétaire national du parti communiste, Fabien Roussel, a passé deux jours en Tarn et Garonne. Accompagné de Léon Deffontaines, chef de file des communistes aux élections européennes, il a pu visiter la centrale nucléaire de Golfech où il a été accueilli par le directeur général. A midi, une fois la visite terminée, il a partagé un moment de convivialité avec les salariés et leurs représentants syndicaux de la CGT FNME 82.
« La question énergétique est centrale si nous voulons relever le défi climatique. On en parle beaucoup en ce moment en raison de la COP 28, il va falloir sortir des énergies fossiles, c’est une nécessité. Pour cela, il faut d’un côté réduire notre consommation d’énergie et de l’autre compenser le pétrole, le charbon par de l’énergie décarbonée, donc du nucléaire et des énergies renouvelables », s’est expliquer le député du Nord devant la centrale.
« Il faut investir dans ce secteur car c’est le seul moyen pour nous de réduire la facture par deux pour les particuliers, les entreprises et les collectivités. C’est possible ! C’est le projet que je porte pour la France, c’est le combat que nous voulons mener avec Léon Deffontaines aux prochaines élections européennes ».
Plusieurs représentants du PCF ont également participé à la visite : Parmi eux, Catherine Philippe, secrétaire départementale, Rodolphe Portolès et Pierre Lacaze, conseillers régionaux. « Cela a été une matinée très enrichissante, le directeur nous a vraiment fait faire un tour complet, jusqu’aux bassins d’entreposage de combustible nucléaire irradié. On a pu se rendre compte à quel point la sécurité et la sureté sont les premières priorités », s’est enthousiasmé Rodolphe Portolès au sortir de la visite.
Envoyer des salariés de l’énergie au parlement européen
« Il était vraiment important que Léon et Fabien puissent avoir ce temps aux côtés des salariés de la centrale après la visite, notamment pour apporter leur soutien aux camarades syndiqués de la CGT, et ceux qui sont poursuivis aujourd’hui pour avoir défendu leur outil de travail et le droit à une retraite digne au moment des mobilisations contre la réforme des retraites », détaille Maximilien Reynès Dupleix de la section locale du PCF, chargée de la rencontre à la salle des fêtes de Golfech. Une quarantaine de salariés, de syndicalistes et de militants communistes y ont déjeuner avec les dirigeants nationaux ainsi que M. Benoit, maire de la commune.
« Les communistes auront une singularité durant la campagne pour les élections européennes. Pas uniquement parce que nous soutenons un mix énergétique et un service public de l’énergie, mais parce que notre objectif est de permettre à des salariés d’entrer au parlement européen », a détaillé Léon Deffontaines à l’occasion de sa prise de parole.
« Je serai évidemment votre porte-voix dans cette campagne, mais au de-là, je vous annonce d’ores et déjà que la liste du PCF sera composée d’hommes et de femmes issus du mode du travail, et notamment du secteur de l’énergie pour justement porter vos revendications jusqu’à Bruxelles au Parlement Européen », a-t-il conclu avant de repartir pour Paris avec Fabien Roussel.

De reculade en reculade, on arrive maintenant à la bascule. Ce que propose Gabriel Attal c’est d’enterrer définitivement la démocratisation scolaire. Même si celle-ci avait ses limites, le principe en était affirmé depuis plus d’un siècle. Gabriel Attal prédit maintenant l’échec au brevet et au bac et met en place les procédures de tri des élèves dès la fin de l’école et d’éviction dès la fin du collège. Une systématisation qui est loin d’être neutre socialement. Ce sont les enfants des classes populaires qui vont être éjectés de l’école publique avec toutes les conséquences que l’on peut prédire pour notre société. Est-ce vraiment ce que veut la société ? Est-ce pour cela que les enseignants sont entrés dans ce métier ?
Les enseignements de Pisa passés sous silence par Gabriel Attal Continuer la lecture de “Choc des savoirs” : Voleurs d’espoirs In Caf. Péda.
Premier syndicat de l’enseignement primaire, le FSU-Snuipp, a déposé 102 alertes sociales dans tout le pays pour dénoncer une situation « explosive » dans les écoles.

Pendant que le ministre amuse la galerie en (re) mettant sur la table le redoublement ou le port de l’uniforme, l’école continue à se dégrader et celles et ceux qui la font – élèves, personnels, familles – à souffrir. À quelques jours du dévoilement de la très attendue enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), le 5 décembre, la FSU-Snuipp, premier syndicat de l’enseignement primaire, a pris une initiative sans précédent : déposer 102 alertes sociales, dans chaque département de France, en métropole et dans les outremers. Continuer la lecture de Éducation nationale : pourquoi la grève couve dans les écoles ?
l’essentiel Le déclassement de la Maison du peuple a cristallisé les débats au conseil municipal de Montauban, ce jeudi soir 30 novembre. L’opposition a voté contre après une salve de réactions hostiles. Une manifestation a même réuni une quarantaine de personnes devant les grilles de l’hôtel de Ville, essentiellement des membres de la CGT.
C’était attendu et on n’a pas été déçu. Alors que quelques représentants de la CGT battaient le pavé sous la pluie devant l’hôtel de ville de Montauban, l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi 30 novembre a rapidement évoqué le sort futur de la Maison du Peuple. Fermé depuis le 1er septembre 2020 après le départ des syndicats (CGT, FO, UNSA), le bâtiment a longtemps fait l’objet d’un contentieux entre la mairie et la CGT.
Après avoir réalisé des travaux, notamment un désamiantage pour un coût de 1 à 2 M€ dixit Brigitte Barèges, il était question de faire du site un tiers lieu numérique. Mais devant le coût de la remise en état, la municipalité a renoncé au projet, préférant miser sur une location, vente totale ou partielle du bâtiment. Ce jeudi, il n’était pas encore question de location ou de vente mais de « constater la désaffectation de la Maison du Peuple », qui n’abritera plus de syndicats et de « prononcer son déclassement ».
La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute, considère Jeanine Meignan.
Malgré l’absence de Rodolphe Portoles, l’opposition l’a joué collective pour dénoncer ces décisions. À commencer par Cathy Philippe (Montauban Citoyenne). « Fermer les portes d’un bâtiment aussi symbolique n’est pas une bonne chose. La Maison du Peuple ne vous appartient pas. C’est un bien commun qui a été le poumon de notre démocratie. Vous enlevez à la ville l’un de ses derniers bâtiments publics pour l’offrir au privé. »
A lire aussi : 1er Mai : « On reprendra un jour la Maison du Peuple »
Jeanine Meignan a à son tour pris la balle au bond. « La Maison du Peuple rejoint la longue liste des bâtiments communaux enlevés à l’usage public. C’est une erreur et une faute. Ce n’est pas un bâtiment comme les autres. Il a été construit grâce à des dons d’un million de francs de l’époque offert par les habitants de la ville de Paris suite aux crues de 1930 pour créer des activités populaires. C’est pourquoi nous demandons de la conserver dans le bien commun. »
« Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? » demande Arnaud Hilion.
Arnaud Hilion, qui piaffait d’impatience, ne pouvait pas laisser passer ce dossier sans broncher. « C’est avec une certaine tristesse que je vous vois pousser cette logique contre la Maison du Peuple. Tout ne se vend pas, tout ne s’achète pas. Vous nous dites qu’elle est fermée depuis trois ans. Allez-vous nous refaire le coup pour la cathédrale ? »
De la tristesse, on est passé à la colère dans la bouche d’Olivier Fournet. « La politique, c’est aussi des symboles et la Maison du Peuple représente la résilience de Montauban. C’était un lieu de rencontre et de lutte sociale et c’est là que vous avez fêté votre victoire de 2001… »
Étonnamment magnanime, Brigitte Barèges a répondu point par point aux allégations de ses opposants. « Je suis attachée au droit syndical, mais nous avons longtemps maintenu une coutume qui consistait à loger des syndicats départementaux alors que ce n’est pas une obligation légale. En 2001, la Ville était très endettée et nous avons dû vendre des bâtiments. Depuis, on a rénové et construit. M. Hilion vous êtes triste, M. Fournet vous êtes en colère, mais il y avait encore pour plusieurs millions de travaux à effectuer. Nous ne nous interdisons rien. Il manque une locomotive en centre-ville, des salles de réunion ou de conférence. Nous voulons donner un nouvel élan à ce bâtiment. Ce ne sera peut-être pas avec des galas de la CGT, mais la Maison du Peuple sera ouverte au public. »
Sans surprise, l’opposition a voté contre à l’unisson. Une page d’histoire locale s’est définitivement tournée ce jeudi soir.
l’essentiel Avant la séance du conseil municipal qui devait entériner la désaffectation et le déclassement du bâtiment de la Maison du Peuple, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant l’hôtel de Ville de Montauban. Pour réclamer que ce bâtiment symbolique reste un bien public.
À l’initiative de plusieurs organisations syndicales, l’UD CGT 82 en tête, puis relayée par les élus du groupe d’opposition L’alternative pour Montauban, une manifestation a eu lieu ce jeudi soir 30 novembre devant la mairie à 18 heures, à l’amorce du conseil municipal, pour dénoncer « la future vente » de la Maison du Peuple.
Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, pour dire en substance leur « stupeur » d’avoir appris que dans l’ordre du jour de ce conseil du 30 novembre, « Brigitte Barèges entendait faire voter une délibération lui donnant les pleins pouvoirs pour vendre la Maison du Peuple ». Et de rappeler, à qui l’ignorerait, que ce bâtiment historique a été construit avec les dons de la commune de Paris pour y héberger les organisations syndicales d’ouvriers et les associations venant en aide aux populations.
Les conditions qui ont permis la construction de la Maison du Peuple faisaient suite aux terribles inondations de 1930. L’endroit est devenu, « un haut lieu de vie et de rassemblement des Montalbanaises et Montalbanais, et bien au-delà. Depuis 1945, ce bâtiment a vu se dérouler toute l’histoire sociale, politique et associative du département. Un « forum » de construction des luttes syndicales, de manifestations culturelles, humanitaires, associatives, bref elle appartient à tous ! ».
Les drapeaux de la CGT étaient ce jeudi soir les plus visibles. Ce rassemblement a été aussi l’occasion, pour de vieux militants, de se remémorer des souvenirs politiques, dont la victoire de Louis-Jean Delmas à la mairie en 1965. « Lui, en tout cas, il aimait le peuple ».
La collectivité territoriale Est Ensemble (Seine-Saint-Denis) a voté, mardi 28 novembre, la gratuité des premiers mètres cubes d’eau. Son président, Patrice Bessac (PCF), explique ce choix.

Un an après s’être doté d’une régie publique pour la gestion de l’eau, l’intercommunalité Est Ensemble, dirigée par le communiste Patrice Bessac, accélère. Elle vient de voter, ce mardi 28 novembre, la suppression de la part fixe sur la facture d’eau et la gratuité des 10 premiers mètres cubes.
Dans quelle philosophie s’inscrit ce changement de tarification de l’eau ? Continuer la lecture de Gratuité des premiers mètres cubes : « L’eau doit être librement accessible », revendique Patrice Bessac
Sous pression depuis des décennies, les agriculteurs français font part de leur colère au travers de manifestations dans tout le pays. Nous soutenons nos paysans dans leur combat pour défendre la juste rémunération de leur travail.
Attention cependant au discours de la droite et de l’extrême droite : la solution ne réside pas dans l’abaissement des cotisations sociales ou le déni des normes environnementales, qui nous enverraient droit dans le mur. Nous avons besoin de financer nos retraites autant que de nous assurer de garder une planète cultivable.
La vraie raison de la situation intenable dans laquelle ont été précipité nos agriculteurs : c’est la pression des capitalistes à laquelle nous devons mettre fin. Soutenons un pôle énergétique public faisant chuter le prix de l’électricité pour nos paysans. Supprimons les accords de libre-échanges suicidaires imposés par l’Union Européenne, décidément bien affairée à mettre tous les agriculteurs d’Europe en concurrence. Contrôlons les filières industrielles, logistiques, et les filières de distributions qui se gavent sur le dos des agriculteurs et des consommateurs, empochant des marges parfaitement démesurées et injustifiées.
Proposons une politique de contrôle des prix pour donner de la visibilité à nos producteurs. Et, c’est un gros chantier qui attend Léon Deffontaines pour les élections Européennes : Orientons les aides de la PAC vers les actifs du monde agricole et les pratiques durables plutôt que vers des exploitations usines qui enferment notre modèle agricole dans des logiques destructrices pour la terre et ceux qui la travaillent.
Nous avons, en France, un des modèles agricoles les plus durables du monde : renforçons-le !
La fédération PCF du Tarn et Garonne
Lire aussi le programme du PCF: Un nouveau modèle de développement, pour nous libérer des dégâts sociaux, écologiques et climatiques du capitalisme